Questions à Michel Cohen

Questions à Michel Cohen, directeur de la Clinique du Rond-Point des Champs-Elysées.

    Directeur de la CRPCE

Suite à la décision de l'Afssaps interdisant le Macrolane pour la poitrine, quel dispositif avez-vous mis en place pour informer les patientes de la clinique ?

Nous allons contacter personnellement chaque patiente qui a eu recours au Macrolane pour une augmentation mammaire et l'informer de la décision de l'Afssaps. Le personnel de la clinique, particulièrement l'équipe chargée de l'accueil téléphonique et des mails, se tient à la disposition de nos patientes pour répondre à leurs questions et leur apporter toutes les précisions nécessaires pour les renseigner.

Nous allons également contacter les patientes qui ont un rendez-vous pour une consultation Macrolane et leur donner la possibilité de consulter un chirurgien pour se voir proposer une technique alternative.

Que doit faire une patiente qui a eu recours à une injection de Macrolane dans la poitrine ?

D'abord, surtout ne pas s'inquiéter. Le Macrolane lui-même ne présente aucun danger pour la santé. L'Afssaps exclut le Macrolane pour la poitrine à titre de précaution en raison des risques de perturbation des mammographies et des difficultés de palpation des seins lors des examens cliniques pour dépister le cancer du sein. D'ailleurs le Macrolane reste autorisé pour les fesses, mollets, etc.

Le Macrolane se résorbe progressivement dans l'organisme pour disparaître complètement après 18 à 24 mois. Pendant cette période, en cas de palpation ou de mammographie, la femme doit prévenir son gynécologue ou son radiologue du fait qu'elle a bénéficié d'une injection de Macrolane dans les seins et si possible en préciser la date (cette indication se trouve dans le dossier médical de chaque patiente).

Quelles solutions sont à la disposition des femmes qui souhaitent une augmentation mammaire sans risque de perturbation du dépistage et du diagnostic de pathologies mammaires (kystes, tumeurs bénignes) ?

Les femmes ont à leur disposition les prothèses mammaires et la technique du lipofilling (injection de sa propre graisse). Pour ces deux méthodes, l'Afssaps a clairement indiqué qu'il n'y avait aucun risque.