Prévenir les effets indésirables des appareils de médecine esthétique

Télématin sur France 2 a voulu en savoir plus sur l’alerte lancée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) sur les effets indésirables des appareils d'épilation laser et des lampes flashs ainsi que les techniques de cryolipolyse comme le Coolsculpting

Face aux effets secondaires observés et rapportés par de nombreuses études, l’Anses préconise de revoir le cadre réglementaire de ces actes à visée esthétique et de mettre en place « une information obligatoire préalable des usagers ».

La journaliste Brigitte-Fanny Cohen a fait son enquête à la Clinique des Champs-Elysées et interrogé une dermatologue pour connaître les risques liés à ces techniques et savoir comment les prévenir et les minimiser.

Les appareils d’épilation définitive

Les lasers ou les lampes flashs permettant des épilations définitives entraînent une augmentation de la température. Il peut y avoir des brûlures superficielles transitoires qui entraînent des petites pigmentations qui durent peu de temps mais parfois aussi des brûlures bien plus profondes qui laissent des cicatrices ou des taches définitives.

Avec les lasers aujourd’hui, on n’observe plus d’effets secondaires sur l’œil car tout le monde sait qu’on doit protéger les yeux avec des lunettes. Par contre avec des lampes flashs, lorsque les traitements sont pratiqués en-dehors des cabinets médicaux, il arrive d’observer encore aujourd’hui des troubles de la vision dus au fait que les traitements ont été pratiqués sans protection.

Les appareils de cryolipolyse

Quand on traite les bourrelets graisseux par le froid, on utilise des pièces à main qui aspirent la peau. Donc, on risque de créer un hématome, parce qu’on va serrer très fort la quantité de peau qu’on veut voir fondre.

On refroidit la peau jusqu’à -11 ou -12 degrés selon les appareils, donc on risque de provoquer des brûlures par le froid superficielles ou profondes et entraîner ensuite des nécroses.

Enfin, le massage à la fin du traitement peut abîmer des petits vaisseaux capillaires et entraîner des rougeurs définitives.

La solution ? Faire appel à des praticiens compétents et formés

Pour minimiser les effets secondaires et les complications liées à l’utilisation de ces appareils esthétiques, il faut miser sur les diplômes universitaires qui sont délivrés à la suite d’un enseignement qui dure une ou deux années.

Mais à côté de ces diplômes universitaires il faut aussi que les fabricants délivrent une formation pratique pour bien manipuler ces appareils.

De plus, chaque individu étant unique il ne réagira pas de la même façon à des traitements esthétiques. C’est donc au médecin après un interrogatoire et un examen clinique d’adapter les paramètres de l’appareil utilisé.



Posté le 28 avril 2017



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