L’écoute et l’empathie sont les deux qualités principales pour un chirurgien spécialisé dans l’intime

Le Dr. Marc Abecassis, chirurgien spécialisé dans l’intime évoque pour le site 20.minutes.fr les particularités de son métier.  Le Dr. Marc Abecassis, chirurgien spécialisé dans l’intime à la Clinique des Champs-Elysées, évoque pour le site 20.minutes.fr les particularités de son métier.

Depuis 1992, la chirurgie intime est un domaine en croissance régulière car les techniques sont plus rôdées et plus sûres. Mais l’habilité technique ne suffit pas. Plus que toute autre spécialité esthétique, elle nécessite un sens psychologique aigu de la part du praticien qui doit tenir compte à la fois des désirs des patients mais aussi des limites techniques de son art.

Toutes les personnes qui consultent ont en commun un certain degré de souffrance. Souvent de petites gênes toutes simples mais parfois de vrais complexes. « Ils me disent, docteur je n’en peux plus. J’ai vu des hommes puissants dans leur vie professionnelle qui étaient comme des petits enfants dans le cabinet. Avec les larmes aux yeux. Ils se sentent affaiblis, inhibés. Docteur, je ne peux pas aller à la piscine, je ne peux pas faire le sport que j’aime. Ils ont une vie sexuelle misérable. Les femmes qui ont de petites lèvres qu’elles ne supportent pas ne font plus de vélo, d’équitation. Elles n’osent plus avoir des relations avec un homme parce que c’est affreux, ça leur pourrit la vie. Dans leur tête, ça prend des proportions énormes. »

Les médias, internet, le cinéma mais également le regard de l’autre créent des besoins chez les patients. C’est au praticien de savoir les modérer et de cerner leur motivation profonde. Il importe d’éviter les demandes qui correspondent à un caprice médiatique ou pour satisfaire un partenaire de passage. Idem si le patient a des demandes loufoques. «Des types veulent un sexe avec 8cm de plus. On ne peut pas faire ça»

Les patients ne veulent pas nécessairement quelque chose d’extraordinaire, ils veulent simplement être normaux. Et cette normalité peut lui être donnée par des techniques de chirurgie. En changeant le paraître, on change aussi l’être et les patients se sentent mieux. « On s’exhibe davantage. Il y a plus de visualisation, d’ouverture sur les corps des autres. En tant que chirurgien, il faut être vigilant pour ne pas uniformiser tout le monde. »

 

Posté le 27 octobre 2014

 

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