Prêts à tout pour être beaux - 66 Minutes sur M6

Des pieds à la tête, aujourd’hui l’industrie de la beauté cible toutes les parties du corps pour des clients toujours plus accros. Depuis quelques années, le marché de l’esthétique connaît une croissance insolente : +8% en 2016. Et le boom du secteur devrait se poursuivre jusqu’en 2020 et atteindre 12 milliards d’euros.

Pour mesurer cet engouement, la journaliste Mélanie Bois a passé un mois dans les coulisses de la Clinique des Champs-Elysées.

Le Foot Lift avec Anne

Anne, 32 ans est une accro des talons hauts. Son dilemme chaque matin : choisir parmi ses soixante paires d’escarpins. Mais les dix centimètres de talons aiguilles qu’elle porte tous les jours sont devenus ses pires ennemis. Après une heure, elle souffre tellement qu’elle doit enlever ses chaussures.

Un problème quand l’élégance est parfois une obligation professionnelle. Depuis six ans, Anne travaille au sénat comme attachée parlementaire.

Pour mettre fin à ses douleurs, la jeune femme va faire un Foot Lift. Un médecin va lui rembourrer l’avant du pied avec un gel compact d’acide hyaluronique. Coût de l’opération : 450€.

Les implants fessiers avec Sarina

Sarina, 29 ans, a décidé de s’offrir de nouvelles fesses bien rebondies. C’est la grande tendance du moment. La pose d’implants fessiers a triplé depuis 2010.

Sarina économise depuis des mois pour se payer cette intervention à 7000€. A ce prix-là, elle sait exactement ce qu’elle veut : les fesses de Beyoncé !

Le chirurgien va vérifier s’il peut réaliser son rêve. Il mesure son muscle grand fessier pour déterminer la taille maximum de la prothèse, soit 13 centimètres de largeur, une taille plutôt classique. Les prothèses de fesses sont identiques aux prothèses de seins mais elles sont plus résistantes.

Sarina est séparée du père de ses deux enfants depuis un an. Alors sa nouvelle silhouette c’est aussi pour « rester dans le course ». Sur le chemin de sa nouvelle vie, Sarina s’apprête d’abord à subir une opération lourde avec anesthésie générale. Elle va rester une nuit en observation à la Clinique.

Le robot Artas avec Philippe

Chez les hommes, le bestseller reste la greffe de cheveux. Philippe, 54 ans est un homme d’affaires comblé. Mais depuis un an, il a développé un vrai complexe. « En très peu de temps, mes cheveux sont tombés. Et je ne me supporte plus comme ça. »

Philippe va être un des tous premiers patients à tester le robot Artas, un robot greffeur de cheveux. Le montant de l’intervention est de 16.000€. C’est l’intervention la plus chère de la Clinique car le robot a des assistants. Une chirurgienne et deux infirmières spécialisées vont être aux petits soins.

La machine va frapper fort, alors l’anesthésie est incontournable.

Le robot prélève d’abord les cheveux à l’arrière de la tête là où ils repoussent toujours. La promesse du constructeur : 1000 greffons retirés en une heure, soit deux fois plus qu’à la main. La récolte des bulbes minuscules se fait ensuite à la main. Un vrai travail de fourmi !

Mais au moment de la réimplantation, l’ordinateur bugge. Aussitôt le système de sécurité se déclenche, le robot bat en retraite. L’équipe médicale a injecté trop d’anesthésiant. Le crâne de Philippe désormais trop vallonné est devenu illisible pour la machine.

Problème : A l’air libre les cheveux n’ont qu’une durée de vie limitée à six heures. Pour l’équipe médicale qui va les réimplanter, une course contre la montre s’engage. C’est à l’ancienne que se termine l’intervention avec la bonne vieille méthode manuelle, celle qui a fait ses preuves.

Le Vampire Lift avec Maeva

Maeva et son amie Athénaïs sont des starlettes. Fin 2016 Maeva participe à une émission diffusée sur une grande chaîne. Devenue une people, son image a désormais une valeur marchande. Pour l’entretenir, elle passe son temps dans les boutiques en quête de la pièce qui fera le buzz.

Quand elle a un coup de cœur, elle le partage aussitôt avec ses 250.000 fans sur les réseaux sociaux. Une aubaine pour les marques qui en ont fait un véritable business. Grâce à ses placements produits Maeva gagne 3.000€ par mois. Une vie facile qui peut s’arrêter du jour au lendemain. Alors à l’approche des castings de téléréalité, la starlette met toutes les chances de son côté quitte à tricher un peu avec le Vampire Lift.

Derrière ce nom inquiétant, il y a un simple prélèvement de sang réinjecté après traitement dans le visage. La promesse : Une peau régénérée et rajeunie sans Botox. Quinze millilitres à peine de sang prélevé puis centrifugé à grande vitesse pendant un quart d’heure. Résultat : Les plaquettes sont séparées des globules rouges. « Les plaquettes nourrissent 100x plus la peau qu’elle ne l’est habituellement chaque jour. »

On répartit ensuite les plaquettes sur le visage avec une roulette munies d’un millier d’aiguilles qui perforent la peau pendant dix minutes. Plus il y a de micro-perforations, plus la peau est nourrie correctement.

Le résultat ne se voit pas tout de suite. Maeva devra patienter le temps du renouvellement cellulaire, environ trois semaines. Un coup d’éclat à plus de 2500€.

 

Posté le 16 mai 2017



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