Le rapport 2017 de l’IMCAS

Le rapport 2017 de l’IMCASLe salon de l’International Master Course on Aging Skin (IMCAS) s’est tenu à Paris du 25 au 29 janvier 2017. C'est le rendez-vous incontournable des professionnels de l’esthétique.

L’IMCAS publie à cette occasion un rapport toujours très attendu sur les tendances du marché de l’esthétique dans le monde et sur l’émergence des nouvelles techniques.

En 2016, le marché de la médecine et de la chirurgie esthétiques a progressé de 8,3% pour atteindre 8,5 milliards d'euros, en dépit d'un "environnement économique difficile", selon une l’étude publiée par l’IMCAS. Cette croissance devrait se maintenir jusqu'en 2020, permettant au secteur d'atteindre 11,9 milliards d'euros.

"Cela devient beaucoup plus accepté socialement de faire une intervention pour se sentir mieux, avoir une meilleure apparence", avance Nolan Karp, chirurgien à New York et membre du conseil d'administration de l'American Society for Aesthetic Plastic Surgery (ASAPS).

Une forte demande en Asie

La demande grimpe surtout en Asie, où les classes moyennes se développent et où le désir d'afficher des traits "occidentaux" ne faiblit pas. La zone Asie-Pacifique - 22% du marché aujourd'hui - devrait croître de 12% par an en moyenne et dépasser le poids de l'Europe en 2020, avec un quart du marché, contre 23% pour le Vieux continent. La Corée du Sud est déjà le troisième marché mondial, derrière les Etats-Unis et le Brésil, avec 1,2 million d'interventions en 2015, selon l'International Society of Aesthetic Plastic Surgery (ISAPS).

Si l'augmentation mammaire et la liposuccion sont les opérations les plus populaires sur le continent américain et dans une bonne partie de l'Europe, en Corée comme dans le reste de l'Asie, la chirurgie des paupières ("débridage" des yeux), la rhinoplastie et le remodelage des pommettes et du menton tiennent le haut du pavé.

Moins de bistouri

La croissance du secteur est aussi tirée par les interventions non-chirurgicales, sans anesthésie générale, plus rapides et avec moins de risques de complications. Les chirurgiens ont dû s'adapter: "aujourd'hui, 80% de mon activité est non chirurgicale", contre seulement 10% il y a dix ans, explique à l'AFP Benjamin Ascher, chirugien plastique à Paris et directeur scientifique de l'IMCAS.

Le remodelage corporel (injections ciblées de graisse, notamment) et les injections de toxines (type Botox) et d'acide hyaluronique (AH) sont "les segments de marché les plus dynamiques", selon l'IMCAS. Les injections de toxines et d'AH, utilisées principalement pour "rajeunir" l'aspect du visage, représentent à elles seules plus du tiers du secteur (38%).

Les "machines" qui traitent, soit par la chaleur (lasers et autres rayons), soit par le froid (cryolipolyse pour éliminer les cellules graisseuses), "arrivent juste après en termes de tendances", souligne le Dr Ascher.

La robotique fait aussi son entrée, en particulier pour les greffes capillaires, Artas prélève les follicules capillaires un à un, de façon très précise, avant que le chirurgien n'intervienne pour les réimplanter. Cette technologie s'adresse plus particulièrement aux hommes, clientèle qui pèse déjà 15% du marché.



Posté le 15 février 2017



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