L'alopécie androgénétique correspond à une chute progressive et définitive des cheveux d'origine héréditaire et hormonale. Les hommes sont beaucoup plus concernés que les femmes. Il est important d'anticiper l'évolution de l'alopécie androgénétique et de prendre en compte l'âge du patient, le degré de l'alopécie, la couleur des cheveux ainsi que leur texture.
C'est une trop grande sensibilité aux hormones mâles due à l'hérédité qui est à l'origine l'alopécie dite androgénétique.
La testostérone se transforme en dihydrotestostérone ou DHT sous l'influence d'un enzyme, la 5 alpha réductase que l'hérédité a réveillée et cette DHT, aidée par la 5 alpha réductase va d'abord s'empresser de stimuler les glandes sébacées qui augmenteront la production de sébum. Il se créera ainsi une séborrhée permanente, donc un excès d'huile qui va être responsable, en se desséchant, de l'obstruction progressive du follicule pilaire et de l'asphyxir du bulbe.
Le bulbe verra alors son cycle se raccourcir et il tombera au bout d'1 ou 2 ans au lieu de tenir 4 ou 5 ans, comme physiologiquement prévu. Les 15 ou 20 cycles pilaires prévus pour une vie entière seront épuisés beaucoup plus rapidement, en 15 à 20 ans environ au lieu de 40 à 50 ans, sans qu'il soit possible au cuir chevelu de céer de nouveaux bulbes ou d'aller en chercher dans des réserves.
D'abord limitée à aux tempes, aux golfes frontaux et au sommet du crâne, l'alopécie androgénétique s'étend progressivement sur l'ensemble de la tête. Seule la couronne hippocratique ne perd jamais ses cheveux. Lorsque la perte de cheveux intervient vers 20 ans, la chute est, en principe, très rapide et évolue vers une alopécie importante en quelques années. A 30 ans, elle peut évoluer sur des dizaines d'années. Il existe aussi des chutes tardives débutant à la quarantaine passée.
Au moment de la consultation, le médecin fait un bilan capillaire pour déterminer le moment où l'alopécie s'arrêtera et prévoir le nombre de séances de microgreffes nécessaires pour couvrir harmonieusement les zones dégarnies.
Les femmes peuvent présenter une alopécie androgénétique surtout après la ménopause, lorsqu’aucune hormone féminine ne vient plus freiner les sécrétions d’hormones mâles qui proviennent des glandes surrénales. La pilule peut également favoriser une alopécie androgénétique si elle n’est pas convenablement dosée.
Chez la femme, la chute des cheveux est plus diffuse et étendue que chez l'homme. Ainsi, la femme ne présente pas de plaques chauves, elle constate plutôt une raréfaction globale de ses cheveux. Ce processus conduit rarement à une alopécie complète.
La technique de la greffe cheveux est la solution la plus pratiquée aujourd'hui pour traiter la calvitie. La prise de médicaments (Minoxidil ou Finasteride pour les hommes, Androcur pour les femmes) est utile au tout début de l'alopécie pour en retarder les effets mais elle ne l'empêchera à terme.