Crise de goutte

La goutte se définit par des dépôts d’urate de sodium dans les tissus. Cette affection est assez répandue, avec une prédominance masculine à partir de 30 ans.

Une surcharge de l’organisme en acide urique (une hyperuricémie qui commence au-delà de 70 mg) peut enclencher la survenue de crises de goutte ; D’autres facteurs favorisent l’apparition de cette maladie, notamment la consommation excessive d’aliments phlogogènes (alcool, graisses,...), le passage à la ménopause chez la femme, la prise de certains médicaments, une importante synthèse endogène des purines liée à des anomalies enzymatiques congénitales, certaines maladies (insuffisance rénale chronique qui entraine une diminution de l’excrétion urinaire de l’acide urique, hémopathies malignes), ainsi qu’un excès d’apport alimentaire d’acide urique par le biais des aliments purinophores et purinogènes.

La goutte aiguë inflammatoire

Elle découle de la phagocytose par les polynucléaires neutrophiles et les macrophages de cristaux d’urate intra-articulaires, ce qui libère des médiateurs pro-inflammatoires et entraîne l’accès goutteux.

Il s’agit le plus souvent d’une monoarthrite, souvent localisée à l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil. Ceci dit, d’autres articulations peuvent être touchées : pied, genou, main, épaule.

 


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La goutte chronique métabolique

Se caractérise par les signes suivants :

  • Tophus constitués par des amas sous cutanés d’urate, formant des bosses caractéristiques au niveau des mains, des pieds, des coudes et des oreilles.
  • Rhumatisme inflammatoire, avec articulation enraidies et gonflées.
  • Atteinte rénale possible, avec calculs d’urate et/ou protéinurie.

Traitement

D’une part, on contribue à l’amélioration de l’excrétion urinaire de l’acide urique via l’augmentation des apports hydriques, au moins 2L/j (eau du robinet, Volvic, Vittel, Contrex, Evian, ½ à ¾ de litre d’eau de Vichy), car la quantité des urates éliminés est proportionnelle au volume des urines.

D’autre part, on associe une prescription médicamenteuse (pour augmenter l’élimination urinaire de l’acide urique, inhiber la production d’acide urique, dégrader l’acide urique selon le diagnostic) ainsi qu'un régime alimentaire excluant les aliments riches en purines et réduisant les boissons alcoolisées sont préconisés.

Les aliments purinophores

Ils sont riches en nucléoprotéines susceptibles de se transformer facilement en acide urique.

La restriction s’applique uniquement sur ceux qui apportent plus de 100 mg d’acide urique pour 100g : Abats (ris de veau, foie, rognons, cervelle, langue, tripes, cœur), charcuterie (saucisse), gibier, volaille (pigeon, oie, canard), viandes séchées, poissons (anchois, sardine, cabillaud, brochet, carpe, truite, hareng), etc.

On retrouve également, les purines d’origine végétale comme dans les légumineuses (lentilles, pois, ...), les champignons, les épinards, les choux, les asperges, etc. Toutefois, cette forme de purine ne se transforme pas en acide urique. De même pour le thé et le café, l’oseille.

Les aliments purinogenes

De nombreux acides aminés (sérine, acide glutamique, acide aspartique, glycocolle) participent à la synthèse endogène des purines, et comme ces acides aminés sont apportés par les protéines alimentaires surtout animales, ils convient de limiter leur consommation (en effet, les purines qui résultent sont transformés en acide urique) : pied de porc, tête de veau, galantine, tripes, gelées de viande, gélatine.

Les aliments phlogogenes

Ils sont susceptibles de déclencher une crise aiguë :

  • Alcool : sous toutes ses formes, il augment l’uricémie et l’uraturie par le biais d’une hyperlactacidémie qui entraine une diminution de l’urico-excrétion urinaire.
  • Les corps gras : ils diminuent la clairance de l’acide urique, favorisant l’élévation de l’uricémie, de même pour le chocolat.

In fine, l’hyperuricémique est souvent obèse, d’où l’importance de suivre un régime amaigrissant équilibré, qui assure une perte de poids progressive. En effet, une cure d’amaigrissement brutale, type régime hyperprotéiné, ou hypocalorique (en dessous du métabolisme basal) peut entraîner voire aggraver les crises de goutte par la diminution de l’uricurie.

 

Rédigé le 03 août 2015 par le Dr Delloum Rime / Nutritionniste

 

 

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