Microbiote et Obésité

On connaissait depuis longtemps le rôle du microbiote intestinal (MI) dans la dégradation des fibres alimentaires. Par contre son impact dans les maladies métaboliques telles que l’obésité, le diabète type II, ou encore dans la modulation immunitaire, et les maladies inflammatoires de l’intestin, est une découverte plus récente.

C’est quoi le microbiote intestinal (MI) ?

Il faut savoir que le MI (Microbiote Intestinal) appelé autrefois flore intestinale, correspond à 100 000 milliards de micro-organismes peuplant le tube digestif, ce qui représente une biomasse considérable de plus d’un kilogramme, et 40 % du poids fécal.

La diversité bactérienne est telle qu’avec notre MI nous possédons 100 fois plus de gènes que ceux de notre propre génome, et qu’on est constitué à 90 % de bactéries, ... et 10 % de cellules eucaryotes composant nos organes.

Les fonctions du MI

Le microbiote permet :

  • La synthèse de vitamines (B12, B9, K)
  • L’absorption d’ions Fer, Calcium, Magnésium
  • La synthèse d’acides aminés
  • La dégradation des xénobiotiques
  • L’accessibilité aux micro-nutriments
  • La biotransformation des acides biliaires
  • La maturation du système immunitaire intestinal
  • Un effet de barrière contre la colonisation du tube digestif par d’autres bactéries pathogènes,...

D’autre part, la rupture de l’équilibre du MI, favorise une dysbiose avec des conséquences délétères sur l’organisme (allergie, maladies auto-immunes, maladies inflammatoires Intestinales, troubles fonctionnels intestinaux).

Notre alimentation agit-elle sur notre MI ?

Il a été démontré qu’une alimentation riche en lipides modifie les populations de bactéries intestinales, avec une diminution drastique du nombre de bifidobactéries mais aussi des bactéries associées à un état inflammatoire LPS (lipopolysaccharides, qui stimulent la production de cytokines pro-inflammatoires). Cet état physiologique est corrélé très souvent avec un surpoids ou une obésité aggravés d’un diabète type II mais aussi d’une insulinémie à jeun significativement élevée chez les non diabétiques.

De plus, l’alimentation hyperlipidique, la consommation d’alcool, le stress, et les radiations ionisantes induisent une hyperperméabilité intestinale.

Actuellement, on considère que l’obésité est une véritable maladie inflammatoire, avec une infiltration du tissu adipeux par des macrophages qui s’y accumulent en proportion de l’expansion graisseuse.

Il s’agit également d’une maladie multifactorielle, dont les deux grands déterminants sont l’augmentation des apports alimentaires et la diminution de l’activité physique, combinées à des facteurs génétiques et psycho-sociaux.

Enfin, pour favoriser l’implantation et la prolifération des bactéries bénéfiques et indispensables à notre homéostasie, il faut privilégier une alimentation équilibrée riche en fibres, ce qui assure un apport en antioxydants, en micronutriments, et en prébiotiques, ça permet également de lutter contre les dysbioses coliques. Mais aussi, les bienfaits de l’allaitement maternel, qui apporte de façon durable au nourrisson des bifidobactéries, et des prébiotiques type pligosaccharides.

 

Rédigé le 17 juillet 2015 par le Dr Delloum Rime / Nutritionniste

 

 

 

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