Le pharmacien est inscrit au Conseil de l'Ordre des Pharmaciens comme les chirurgiens le sont au Conseil de l'Ordre des Médecins et est également le président du comité du médicament pour la clinique. Il fait parti du CLIN et du CLUD (Comité de Lutte Contre la Douleur). Les comptes-rendus des réunions de ces comités sont archivés pour présentation à l'inspection pharmaceutique de la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales).
Le pharmacien tient 2 rôles au sein de la clinique : la pharmacie et la stérilisation.
L'approvionnement de la pharmacie concerne les médicaments, le matériel stérile, les gaz médicaux (oxygène, azote)...
Déroulement :
Les personnes ayant le droit de faire des demandes à la pharmacie :
Tout produit avec AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) ne peut être délivré que sur ordonnance par un médecin prescripteur.
Les ordonnances sont reçues de chaque service avec le nom du patient concerné, la prescription (nom du produit et posologie), la date et la signature du médecin (comparaison de la signature avec une base de signatures de tous les médecins de la clinique consignée à la pharmacie).
Les infirmières viennent récupérer les produits et signent une feuille (bon de livraison avec désignation du produit, quantité donnée et montant).
Le pharmacien est aussi responsable de la stérilisation.
Tout l'environnement du bloc est stérilisé ainsi que les instruments utilisés (sauf s'ils sont à usage unique).
La pharmacie, la stérilisation et les services de soins sont très régulièrement contrôlés par la DRASS, organisme qui dépend des préfectures et du ministère de la santé et qui délivre toutes les autorisations pour que la clinique puisse exercer. Bureau Veritas, accrédité par l'état ainsi que l'APAVE, organisme indépendant, vérifient tous deux la conformité des installations et des équipements par rapport à la réglementation en vigueur.
Tous les services de soins sont contrôlés :
Pendant l'intervention, tous les instruments utilisés sont mis dans une bassine contenant de l'eau et un produit désinfectant.
L'ensemble est envoyé dans un laveur désinfecteur une fois l'intervention terminée et passe dans la salle de conditionnement (sachets, boîtes, etc).
Les instruments passent ensuite à l'autoclave, un récipient hermétique conçu pour réaliser sous pression la stérilisation à la vapeur. Les instruments y restent 10 minutes à une température de 134°. L'humidité associée à la chaleur entraîne la destruction des germes.
Le panier contenant tous les instruments n'est sorti de l'autoclave par le pharmacien que si tous les intégrateurs sont bons, sinon il renouvèle la phase de stérilisation.
Une fois que la stérilisation est validée, tout est transféré en salle de stockage pour les prochaines interventions.
Chaque jour une enveloppe est crée contenant la traçabilité des instruments stérilisés provenant de l'autoclave. Elle est signée et contresignée par le pharmacien et le chef de bloc.
Cette enveloppe doit être conservée pendant 40 ans ; Ceci en cas d'infections nosocomiales.
Si un patient porte plainte, la clinique a donc la possibilité de ressortir l'enveloppe du jour de l'intervention et prouver que les instruments ont été bien stérilisés.