1ère Journée mondiale contre l’obésité

Grossophobie : Les personnes obèses font souvent l’objet de préjugés et de discriminations
Dernière mise à jour 16/05/2025
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30/01/2026
Le rapport que nous entretenons avec notre corps influence profondément notre bien‑être, notre santé mentale et nos comportements au quotidien. Beaucoup de personnes espèrent qu’une perte de poids leur permettra enfin de se sentir mieux dans leur peau, d’avoir plus confiance en elles ou de se libérer de complexes anciens. Pourtant, beaucoup en font l’expérience : même après avoir maigri, le mal‑être persiste, et la relation au corps reste compliquée. Comprendre les liens entre image de soi...
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28/01/2026
Les promesses de perte de poids rapide sont aujourd’hui partout, notamment à travers les régimes amaigrissants. Pourtant, de nombreuses personnes constatent une reprise du poids perdu, parfois accompagnée d’un sentiment d’échec ou de culpabilité. Ce constat est loin d’être isolé : il est largement confirmé par la recherche scientifique. Comprendre pourquoi les régimes échouent si souvent permet de sortir d’une logique de culpabilisation individuelle. Cela aide aussi à mieux saisir les mécanismes...
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27/01/2026
Manger sous l’effet des émotions est quelque chose de très courant. Stress, fatigue, tristesse, ennui ou solitude peuvent donner envie de manger, même en l’absence de faim réelle. Ce comportement, appelé alimentation émotionnelle, n’est ni un défaut ni un manque de volonté : c’est une réaction humaine fréquente face à des émotions difficiles. Les difficultés commencent lorsque ce réflexe s’installe dans la durée. À long terme, manger ses émotions peut saboter la perte de poids, entretenir un...
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Le 4 mars se déroule la 1ère Journée mondiale de l’Obésité qui a pour objectif de « faire changer les regards et de lutter contre la grossophobie ambiante pour que ce fléau soit enfin traité comme une vraie maladie ».

Dans cet article :
Une pandémie mondiale
Une maladie multifactorielle
Des préjugés encore tenaces

Une pandémie mondiale

L'obésité, se définit comme un excès de masse grasse entrainant des complications et une altération de la qualité de vie. 

En 2020, l’Organisation Mondiale de le Santé (OMS) estime que le surpoids et l’obésité affectent deux milliards de personnes dans le monde et n’épargne aucun pays dans le monde.

En France, l’obésité touche entre 7 et 8 millions de personnes, soit environ 17% de la population et touche autant les hommes que les femmes. 

Cette pathologie cause indirectement la mort de 180 000 personnes par an. 

Passé un certain stade, l’obésité peut favoriser l’apparition de dix-huit autres maladies. 

Parmi les complications les plus fréquentes, on peut citer le diabète de type 2 dans près de la moitié des cas, les maladies cardiaques ou respiratoires mais aussi un risque de cancer multiplié par sept.

Une maladie multifactorielle

Les causes de l’obésité sont nombreuses et variées : une alimentation grasse et trop sucrée, le manque d'activité physique, la sédentarité, la pollution, des perturbateurs endocriniens, une mauvaise qualité du sommeil, l'origine sociale, etc.

A côté de ces facteurs environnementaux, il existe également des prédispositions génétiques à l’obésité. 

Les scientifiques ont identifié à ce jour plus de 400 gènes liés à l’obésité ou au surpoids.

60% des personnes atteintes d’obésité ont des prédispositions génétiques. 

Un enfant dont un parent est en surpoids a 40% de chances d’hériter des gènes de l’obésité. La probabilité monte à 80% lorsque les deux parents sont obèses. 

Cette transmission génétique explique notamment pourquoi l’obésité se répand à une telle vitesse à travers le monde.

Des préjugés encore tenaces

Les personnes en situation d’obésité affirment souvent faire l’objet d’une discrimination (insidieuse ou pas) dans leur vie quotidienne. 

Cette « grossophobie » est alimentée par des préjugés ancrés dans les mentalités et certaines idées reçues sur l’obésité sont extrêmement répandues.

Un sondage réalisé par l’institut Odoxa, commandé par la Ligue contre l'obésité, a montré que si 84% des Français considèrent que l’obésité est un problème de santé publique important, 67% estiment que perdre du poids est avant tout une question de volonté. 

Alors que dans de nombreux cas, même avec beaucoup de volonté, la perte de poids s’avère impossible.

Les Français se sont se sont déjà dit d’une personne en situation d’obésité :

  • Qu’elle s’alimentait mal (67%).
  • Qu’elle ne devait pas pratiquer beaucoup de sport (58%).
  • Qu’elle ne prenait pas assez soin d’elle (47%).
  • Qu’elle devait avoir du mal à nouer des relations amicales et amoureuses (47%).
  • Qu’elle devait être un peu moins performantes au travail (23%).
  • Qu’elle ne donnait pas une très bonne image de l’entreprise où elle travaillait (16%).