Tout ce que vous devez savoir sur la gynécomastie

Être un homme et avoir des seins, cela peut arriver. Malheureusement, le port d’une poitrine est une cause de nombreux complexes chez l’homme. Véritable atteinte à la masculinité, la gynécomastie est un désagrément esthétique qui peut trouver ses sources dans la génétique, ou suite à une prise de poids. Quelles sont les solutions de chirurgie mammaire pour se débarrasser de sa poitrine ? Comment reconstruire un torse masculin, et inciter les patients à porter à nouveau des hauts cintrés, voire même à s’afficher torse nu ?

Traitement de la gynécomastie : qu’est-ce que c’est ? Comment la soigner ?

On peut traduire la gynécomastie comme le développement anormal des glandes mammaires chez un patient de sexe masculin. La gynécomastie est également appelée adipomastie, lorsque la source de cet développement anormal des seins provient d’un amas de graisse dans la poitrine. La gynécomastie peut trouver ses sources dans le système hormonal de l’homme. En effet, ce phénomène se produit quand un homme produit une quantité anormalement haute d’oestrogènes vis-à-vis de sa production de testostérone. Ce développement hormonal se rapproche de celui d’une femme. Ainsi, ce déséquilibre a pour conséquence la formation de seins, par le développement des glandes mammaires.

La gynécomastie touche de nombreux hommes, mais peut être de sévérité variable, et impacter à différentes dimensions le quotidien d’un homme. Cette gynécomastie peut se manifester par l’apparition d’un simple bourgeon mammaire, une petite pointe qui donne un profil légèrement complexant. Mais la gynécomastie peut aussi s’exprimer par une véritable hypertrophie mammaire, formant une véritable poitrine de femme.

Pourquoi traiter la gynécomastie ? À qui s’adresse cette intervention ?

Bien que la gynécomastie ne soit pas un sujet courant, il est important de savoir que ce dérèglement hormonal touche près d’un homme sur deux. Dans la plupart des cas, c’est à la puberté, soit aux alentours de l’âge de 12 ans, qu’intervient la gynécomastie. Les symptômes disparaissent à l’atteinte de l’âge adulte (fin de la puberté), soit autour de 17 ans. Cependant, ce n’est pas valable dans tous les cas. En effet, la gynécomastie peut perdurer après la fin de la puberté. Il s’agit donc d’une source de complexes majeure et durable pour un jeune homme, qu’il souffre de surpoids ou non. Le jeune homme doit ainsi vivre de longues années, à un âge réputé pour être ingrat, avec un détail physiologique qui entraîne dans la plupart des cas un manque important de confiance en soi.

Les causes possibles d’apparition d’une gynécomastie et d'une adipomastie sont très diverses.

Il peut d’abord s’agir d’un rapport œstrogène/testostérone déséquilibré au moment de la puberté ou de l’andropause :

  • Certains adolescents développent une sensibilité accrue de la glande mammaire due à une sécrétion plus forte d'œstrogènes alors que le niveau de testostérone est encore bas. Cette poussée glandulaire régresse spontanément dans la plupart des cas. Si elle subsiste, une intervention est recommandée dès la fin de la puberté.
  • En vieillissant, les hommes présentent une baisse naturelle de la production de testostérone qui entraîne l’apparition de petits seins.

Certaines pathologies comme les maladies du rein, de la thyroïde, la cirrhose du foie, etc peuvent influer sur l’apparition de la gynécomastie.

Parmi les causes d’apparition de la gynécomastie, figure la prise de médicaments contenant des oestrogènes, certains neuroleptiques, les amphétamines, etc. En outre, la consommation de stupéfiants comme le cannabis, l’héroïne, la méthadone, les amphétamines, les stéroïdes anabolisants.

Lorsque l’on parle d’adipomastie, ce dérèglement hormonal est également dû à un surplus de graisse, qui pourra être traité de la même manière que les amas de graisse localisés. Dans ce cas, la gynécomastie est due à une surcharge pondérale et se caractérise par une accumulation de graisse sous-cutanée présente sur l’ensemble du sein. Au toucher, la graisse est molle, voire gélatineuse et la palpation sans douleur. Dans ce cas, une petite liposuccion suffit.

Dans la majorité des cas, l'hypertrophie glandulaire est associée à un excédent de graisse. L’opération associe alors une lipoaspiration et une ablation de la glande mammaire au cours du même geste opératoire.

Contre-indications à l’intervention de gynécomastie

Comme tout acte de chirurgie esthétique, il existe de nombreuses contre-indications à une intervention visant à traiter la gynécomastie :

  • Si vous souffrez de maladies auto-immunes, d’une leucémie, d’hypertension
  • Si vous avez un projet de grossesse à court terme
  • Si vous avez des antécédents de phlébite ou d’embolie pulmonaire. La prise de contraceptifs par voie orale augmente le risque de phlébite
  • Si vous fumez, il est recommandé d’arrêter le tabac au minimum un mois avant l’intervention

Comment se déroule l’intervention de gynécomastie ?

En cas de gynécomastie chez l’homme, il est nécessaire avant tout traitement de réaliser un bilan complet chez un endocrinologue pour éliminer toute cause secondaire.

Un bilan hormonal complet sera prescrit, ainsi qu’une mammographie et échographie mammaire.

Il est important de s’adresser à un chirurgien spécialisé en gynécomastie pour obtenir une prise en charge optimale.

Ce bilan d’imagerie permettra aussi de caractériser cette gynécomastie masculine. En effet, la gynécomastie peut avoir deux composantes :

  • Un excès de graisse (adipomastie ou gynécomastie graisseuse)
  • Un excès de glande mammaire chez l’homme (gynécomastie glandulaire)

L’opération de gynécomastie sera réalisée sous anesthésie générale. Cependant, l’intervention sera réalisée en ambulatoire, et ne nécessite aucune hospitalisation. L’intervention, en elle-même, va durer environ une heure.

La gynécomastie se déroule en plusieurs étapes, et va réunir plusieurs interventions.

Tout d’abord, le praticien va réaliser une lipoaspiration, ou liposuccion, de la graisse contenue au niveau de la poitrine. L’amas de graisse localisé sera donc aspiré par procédé de liposuccion. Pour se faire, le praticien va d’abord injecter dans la poitrine du patient une solution qui va liquéfier la graisse, de manière à rendre la liposuccion plus douce, et moins contraignante et douloureuse pour le patient. Ensuite, le chirurgien réalise de très fines incisions très discrètes, situées sous des plis naturels de la peau. La première incision sera placée sous l’aisselle du patient. La deuxième incision sera située au niveau du pli sous-mammaire. En d’autres termes, cette incision sera située sous le sein du patient. Ensuite, pour aspirer la graisse située au niveau de la poitrine d’une patient, le praticien va insérer à l’intérieur des incisions une fine canule. Au bout de cette canule se trouvera un bout mousse, non tranchant et arrondi, perforé de plusieurs petits trous à son extrémité. Une fois inséré, la canule, reliée à un système d’aspiration, va aspirer la graisse de manière douce. Cette première intervention va durer entre 15 et 30 minutes, selon la quantité de graisse à aspirer pour le traitement de la gynécomastie.

Ensuite, le praticien va effectuer une réduction de la glande mammaire. Cette intervention demandera de nouvelles incisions, toutes aussi discrètes que les premières. Cette fois-ci, ces incisions seront réalisées au contour du téton : il s’agira d’un demi-cercle autour de la moitié inférieure de chaque aréole (l’incision sera à la délimitation de la partie rose et de la partie couleur chair de la poitrine). Le chirurgien va alors retirer la glande mammaire, responsable de la gynécomastie. Il va subsister une cicatrice, très discrète heureusement.

En dernier lieu, le chirurgien va effectuer une remise en tension de la peau relâchée. Cette intervention sera réalisée dans le cas d’un excès cutané important. Cette remise en tension pourra également être réalisée si la peau est de mauvaise qualité, avec un faible potentiel de rétractation. Dans ce cas de figure, le chirurgien enlève un segment de peau de manière à redraper le thorax. Il étend l’incision au-delà de l’aréole et la cicatrice sera d’une longueur variable selon l’importance du relâchement cutané.

Le chirurgien réalise ensuite les sutures avec des fils résorbables.

Les suites du traitement de la gynécomastie sont peu douloureuses. Le patient porte pendant trois semaines un boléro de contention pour éviter les bleus et limiter les gonflements.

L’œdème et les ecchymoses se résorbent progressivement après deux semaines. Dès le troisième jour, le patient peut reprendre les activités qui ne nécessitent pas d’effort physique.

La reprise du sport peut s’envisager après trois semaines.

Très rarement, il peut y avoir une insensibilité temporaire des mamelons.

Vous souhaitez obtenir le torse de vos rêves ?

Si vous souhaitez bénéficier d’un traitement de la gynécomastie à Paris, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec la Clinique des Champs-Elysées, via le formulaire de contact ci-dessous. Vous pouvez également nous joindre par téléphone.



Vous pourriez aussi être intéressé par

  • Nous contacter
(* Tous les champs sont obligatoires )
Civilité
Abonnement newsletter
 
chargement...