La folie des filtres Snapchat

Certaines femmes veulent ressembler à une « version améliorée » d’elles-mêmes créée avec les filtres des réseaux sociaux
Dernière mise à jour 16/05/2025
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Les chirurgiens esthétiques font face à une demande croissante et surprenante de la part de leurs jeunes patientes : obtenir une apparence idéalisée inspirée des filtres Snapchat et Instagram.

Les filtres animés sont devenus si courants et omniprésents sur les réseaux sociaux qu’il est parfois difficile de dissocier le vrai du faux. 

La campagne « Define Beauty » en Grande-Bretagne sensibilise avec humour les jeunes contre les ravages de l’uniformisation physique sur Internet.

Dans cet article :

La folie des filtres Snapchat en chirurgie esthétique

Snapchat et Instagram foisonnent de photos retouchées, de physiques parfaits et de vies idéales.

Lorsque l'estime de soi dépend exclusivement du nombre de « likes » et de « followers », les réseaux sociaux peuvent avoir un impact négatif sur la santé mentale, générant un sentiment d'infériorité et de mal-être, en particulier chez les jeunes filles.

Les filtres permettent de tout faire, lisser la peau, modifier la forme du visage, gonfler les lèvres, faire paraître les yeux plus grands, etc. 

Les utilisatrices ont le pouvoir de gommer les petites imperfections qui les dérangent sur une photo mais aussi de se rapprocher de leur idéal de beauté.

Le Dr. Escho, chirurgien esthétique à Newcastle, explique : 

« Avant, les patientes venaient à la clinique avec des photos de stars ou de mannequins auxquels elles voulaient ressembler. 

Mais avec l’arrivée des réseaux sociaux et des filtres, un nombre croissant de patientes viennent avec des versions d’elles-mêmes avec filtre. 

Et c’est leur but à atteindre. »

Mais certaines femmes ont de plus en plus de mal à faire la distinction entre la réalité et le virtuel et croient qu’elles peuvent modifier leur physique selon leurs envies. 

« Il faut pouvoir leur expliquer que l’idéal ou le parfait n’existe pas et que la chirurgie esthétique ne peut pas du tout faire", explique le Dr. Escho.

Cette confusion peut même engendrer dans les cas les plus graves une dysmorphophobie corporelle. 

Cette maladie est une obsession liée à un défaut physique, imaginaire ou exagéré, qui pousse la patiente à chercher la perfection quitte à abuser de la chirurgie.